Domaine dit de Castel-Fizel

Sous le château,  en direction de saint-Paul de Fenouillet, s'étend un domaine dont les derniers propriétaires ont  été la famille de Ferluc, qui résidait dans le mas dit "La Pinouse".

Dans le Dictionnaire des Familles Françaises Anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle par Chaix d'Est-Angel, est répertoriée la famille de Ferluc.

En 1900, parait  dans la rubrique nécrologique de La Dépêche du midi, un article sur le décès d'Antonin de Ferluc et en 1902, dans la rubrique mariage du journal Le Gaulois, un article sur le mariage d'une demoiselle de Ferluc à Caudiès.

 

En 1927 et en 1933, on trouve encore dans l'annuaire des châteaux et des départements.

Il est notamment précisé par les sigles que le Comte de Ferluc est officier de la légion d'honneur et qu'ils sont abonnés au téléphone.

Le domaine a été acheté à madame Henriette de Ferluc, dernière propriétaire, par la commune de Caudiès en 1986.

Georges Vayre est à origine du projet "Castel-Fizel".  Il avait donné cet interview en expliquant la genèse (transmis par son fils Denis):

CAMP DE DIEPPE

Photo Copains d'avant (L'internaute)
Photo Copains d'avant (L'internaute)

L'histoire du camp de Dieppe est racontée par Denis Vayre:

"Le camp de DIEPPE trouve son origine à EU, petite ville de Haute Normandie où j’avais été nommé en 1969 comme professeur d’EPS au Collège Michel ANGUIER.

Dans cet établissement scolaire l’équipe des profs d’EPS était composée pour partie de Jean GARRAUD, ancien maire du TREPORT aujourd’hui décédé et Henri SALAVERRIA, un collègue de NEUVILLE-LES-DIEPPE avec lequel j’avais évoqué les débuts d’animation culturelle et sportive à CAUDIES et les possibilités importantes d’activités de pleine nature dans le Fenouillèdes.

En 1971, j’ai invité ce collègue à venir passer ses vacances d’été avec sa famille dans le village. Pour la circonstance mon père l’avait installé à la maison des jeunes pour la durée de son séjour.

Henri avait travaillé près de ROUEN à la JO (Jeunesse ouvrière) dans une base de plein air où il était employé par la Jeunesse et les Sports et était impliqué dans les activités de pleine nature et leur organisation. Au cours de plusieurs échanges entre Henri, mon père et moi-même est née l’idée d’un camp de DIEPPE à CAUDIES à l’intention des adolescents des familles ouvrières les plus en difficulté, de cette ville normande.

Après plusieurs réunions avec le maire de DIEPPE, Irénée BOURGEOIS et son adjoint aux finances Monsieur PINSON, le projet fut adopté, la mairie de CAUDIES louant pour un franc symbolique un terrain situé à NOTRE DAME DE LAVAL. Le séjour des ados serait financé en majeure partie par la caisse d’allocations familiales de SEINE MARITIME et une subvention de la mairie de DIEPPE devait fournir le matériel nécessaire à l’hébergement sous toile et aux différentes activités. Offrir des vacances pratiquement gratuites dans le Fenouillèdes à des adolescents défavorisés avait fait l’unanimité à DIEPPE et à CAUDIES.

Le premier camp fut installé sur les hauteurs de Notre Dame durant l’été 1972. Henri en fut le premier Directeur et son épouse Gil, l’intendante.

Parmi l’équipe des moniteurs, Jean GARRAUD et son épouse Rachel, spécialistes de montagne et d’escalade ont animé cette activité dans les gorges de FENOUILLET et sur le site de la Crémade, plus tard la grimpe aura pour cadre les parois du Col de SAINT-LOUIS.

La spéléologie fut confiée à Bernard BROUILLET professeur à DIEPPE puis à la ville D’EU. Les grottes du Roc PARADET furent largement exploitées et filmées par le groupe cinéma.

La randonnée pédestre fut animée par le duo LAVIEUVILLE/BAULT professeurs à Dieppe et avait pour cadre les environs de CAUDIES et les forêts de BOUCHEVILLE et des FANGES. Les ados étaient initiés à l’orientation et à la cartographie. 

Le Canoë Kayak fut organisé par Jean-Pierre NEVEU alors Conseiller technique régional de Seine Maritime et son futur gendre champion de France de la spécialité. 

Henri SALAVERRIA m’avait confié la responsabilité de l’activité Cinéma car je m’intéressais à cette époque à la photo en général et au super 8 en particulier. Je fus chargé d’un reportage sur le Camp dont le film fut présenté à la mairie de Dieppe à l’ensemble des parents puis a servi de support pour la préparation des autres camps.

Sous certaines conditions les ados Dieppois garçons et filles avaient la possibilité, en fonction de leur planning de rencontrer les jeunes de Caudiès qui « montaient »      souvent à notre Dame à la rencontre des sportifs en herbe. Les jeunes caudiésiens ont demandé progressivement à participer à certaines activités. Des échanges fructueux entre le camp et le village ont débouché sur quelques échanges économiques puisque le camp s’approvisionnait exclusivement chez les commerçants du village et ramenait systématiquement à Dieppe du vin de Caudiès dans les soutes des cars de transport. C’est ainsi qu’à DIEPPE le vin d’honneur pour les différentes manifestations organisées par la ville fut longtemps du mousseux de CAUDIES . 

Toutes les conditions étaient réunies pour la pérennité du camp de Dieppe. Il a perduré pendant de nombreuses années et progressivement ados du camp ou jeunes caudiésiens sont devenus les nouveaux moniteurs. La boucle était bouclée !

La naissance de ma fille en 1973 ne m’a pas permis de participer à d’autres camps, mais je garde en moi le souvenir impérissable de son lancement et de sa réussite.

 

Ainsi la jeunesse caudiésienne a eu très tôt la possibilité de participer aux activités physiques de pleine nature, le Camp de DIEPPE préfigurant le développement futur des activités du CAPEXE et du Centre de CASTEL FIZEL."