GENDARMERIE

Albert Bayrou, dans un ouvrage de 1996 (Caudiès-de-Fenouillèdes, à la recherche du passé) a relevé les extraits de délibérations consulaires. Il note:

1779, 5 septembre - la maison et les bâtiments appartenant au sieur Bénézet, brigadier de la maréchaussée, proposés pour le casernement de la maréchaussée, ne paraissent pas propres pour cet usage. La maison ne se trouve pas sur les chemins; il serait préférable de faire construire des casernes dans des locaux appropriés, qui ne manquent pas.

1780, 15 mai - La caserne de la maréchaussée doit être composée de 5 chambres, dont 4 à cheminée, d'un grenier pour enfermer l'avoine, d'une écurie avec un grenier à foin, une cour pour le fumier et un puits avec une auge.

La maison de Bénézet sera arrangée et aménagée moyennant 30 livres.

 

Plan de la caserne de la maréchaussée de Caudiès 1768-1779

Archives départementales de l'Hérault
Archives départementales de l'Hérault

Ce plan est celui d'un bâtiment dont l'entrée est située Grande Rue (Levant), parcelle cadastrale 859, dont Julie Bourbousson a donné les photos (2019)

La Gendarmerie nationale a été crée pendant la Révolution comme le rapporte Pierre Vidal dans son livre La Révolution Française dans les Pyrénées Orientales:

"16 septembre 1791, le Directoire s'occupe des opérations relatives à la formation de la gendarmerie nationale:... 1 brigade à cheval à Caudiès..."

Dans les extrais des délibérations consulaires, Alber Bayrou relève encore:

1792, il y a un lieutenant de gendarmerie en résidence à Caudiès.

1808, Rousselet est maréchal des logis de la gendarmerie.

1833, le brigadier de gendarmerie est Le Blanc, gendarmes Mérou et Cauneille*.

1899, novembre - Le conseil proteste contre la suppression de la brigade de gendarmerie.

 

* Il s'agit de François Cauneille,  époux de Sophie Laforge, 36 ans à la naissance de sa fille en décembre 1835. Pierre Mérou, 46 ans, gendarme est témoin (archivescd66.fr)

Dans le Manuel de la Gendarmerie Royale (1821), il est inscrit que la 14e légion a une brigade en résidence à Caudiès (gallica.bnf.fr).

Dans le bulletin des lois de 1843, figure sur le tableau des retraites, Julien de Ferrouil (né à Caudiès en 1787 et y résidant).

Sur geneanet.org, est noté le décès à Caudiès de Jérome Jean Michel Garcias, 38 ans, gendarme à cheval, en février 1865.

Sur les délibérations du Conseil Général est noté le sieur Merlat, brigadier de gendarmerie.

Dans le Journal des Pyrénées Orientales du 17 décembre 1856 est publiée l'annonce de vente du bâtiment de la Gendarmerie.

ressourcespatrimoines.laregion.fr
ressourcespatrimoines.laregion.fr
Attelage de boeufs sur la place de la Gendarmerie venant de la Promenade des Basses vers 1909
Attelage de boeufs sur la place de la Gendarmerie venant de la Promenade des Basses vers 1909

En avril 1872, le Conseil Général discute de la transformation de la brigade de gendarmerie de Caudiès.

Dans le journal La Fraternité du  avril 1879, est parue cette annonce de la vente d'immeubles dépendant d'une faillite.

Gendarmerie 1879
Place de la gendarmerie 1909
Place de la Gendarmerie au début du XXe siècle
gallica.bnf.fr
gallica.bnf.fr

Dans les rapports et délibérations du Conseil Général des Pyrénées-Orientales de 1932, figure le bail de la caserne de Caudiès.

gallica.bnf.fr
gallica.bnf.fr

Dans les archives de la Gendarmerie des Pyrénées-Orientales, est répertoriée une Brigade territoriale de Caudiès (1936-1947) dans la Compagnie de gendarmerie départementale.

Claude Millé  évoque ses souvenirs d'enfance pendant  seconde guerre mondiale, souvenirs rassemblés avec ses amis Bonaventure Ramio, Janot et Petit-Louis: "Le 13 juin 1941, les gendarmes de Caudiès arrêtent 2 compagnons de France du centre de Carcassonne: Neuvillère Lucien et Fabre Jean, qui sont partis pour passer en Espagne, après avoir volé au centre des vêtements, des chaussures et de l'argent.Ils font l'objet d'une plainte et seront déférés au parquet de l'Aude."...

Le 11 novembre 1942  les Allemands franchissent la ligne de démarcation, "le 1er régiment de la 7ème Panzerdivision pénètre dans les P.O., je me souviens d'avoir vu pendant des heures, à Caudiès, passer des centaines de véhicules...

A cet époque se situe l'épisode "De Lattre", le barrage des gendarmes (à l'aide de charrettes) sur la route nationale de Caudiès, devant la maison Bénard, empêche le capitaine Tabouis de continuer sur Quillan..."

 Gérard Bonnet dans son livre "Les Pyrénées-Orientales dans la Guerre" rapporte que le 30 juillet 1944, en début d'après-midi, 75 maquisards ont envahi la gendarmerie,  désarmé les gendarmes et se sont faits accompagnés chez les commerçants pour s'y approvisionner."

Cette photographie d'octobre 1997, montre la place de la gendarmerie colorée par les chrysanthèmes que vendait Fernande Disconsi, en face de sa boutique à l'occasion de la Toussaint.

Sur cette photo de la Place de la Gendarmerie prise par Jean-Paul Tricoire à l'automne 20017, la boulangerie occupe le bâtiment de l'ex-gendarmerie ( la boulangerie a été crée à cet endroit par la famille Lourenço dans les années 1980.