N.-D. de La Val

"On ne peut rien voir de plus gracieux que cette chapelle champêtre, avec ses murs blancs et ses solides contreforts, émergeant d'un bouquet d'oliviers et de cyprès, et qui semble se dresser sur ses pieds pour regarder les ruines du château de Fenouillet, par dessus la crête rocheuse qui, du côté du midi, borne l'horizon."

In  "Histoire du Comté du Razès" par Louis Fédié

Cachet de la poste 1908
Cachet de la poste 1908

François Fabre a publié  "Notre-Dame de La Val à Caudiès de Fenouillèdes",  ouvrage consultable à la Bibliothèque Municipale.

Est également présente à la Bibliothèque Municipale, la collection (incomplète) du "Messager de Notre Dame de La Val, et cette notice de 1904 vendue au profit de la chapelle.

 

 

Carte postale ancienne, avant réfection du mur de soutènement crénelé et avant la construction de l'échauguette

Photo prise par François Boyer : ses cousines devant Notre-Dame de la Val. On note que e mur a été refait mais l'échauguette n'est pas encore construite.

 

Carte postale postérieure à 1930, réfection du mur et construction d'une échauguette.

Vers 1960
Vers 1960

Dans son ouvrage rédigé en 1863, et intitulé Notre-dame de France ou Histoire du Culte de la Sainte Vierge en France, M. le Curé de Saint -Sulpice, évoque Notre-Dame de La Val:

"Le canton de Saint-Paul a Notre-Dame de la Vall, ecclesiam sanctæ Mariæ de Valle, comme l'appelle une lettre du pape Serge IV, en l'an 1011 (2). On présume qu'elle fut autrefois église paroissiale, et que le ruisseau qui coule près de ses murs était la limite où le desservant de Notre-Dame venait recevoir les corps des décédés pour leur rendre  les honneurs funèbres; de là le nom de Ruisseau des morts qu'il porte encore aujourd'hui. Cette église est bâtie sur un mamelon couvert de plants d'oliviers et de cyprès, au milieu desquels se voit une croix de fer, souvenir du cimetière qui était en ce lieu. La statue de la Vierge qu'on honore est très- vénérée de tout le pays, comme l'atteste le grand nombre tant de visiteurs que des ex-voto qu'ils ont appendus à ses murs. Elle est placée dans un rétable orné de curieuses figurines en terre cuite. On y célèbre fréquemment des messes votives; on y chante les vêpres, le lundi de pâques et de Pentecôte, et la messe , le mardi des Rogations. Le 14 août, la paroisse de Caudiès y vient en procession avec le saintSacrement, comme pour la Fête-Dieu; le 15, elle y célèbre la grand-messe et les vêpres; après quoi elle s'en retourne, reportant le saint Sacrement en procession comme elle l'avait apporté la veille.(1)".

(2) Appendix Mariæ Hispanicæ, col. 987 et suiv.

(1) Ermitages de Perpignan, p 51