Moulins

On connait à Caudiès, l'existence de 3 moulins, activés par l'eau.

Jean-Louis Tribillac confie pour le site une photocopie d'un plan figuratif de 1817, conservé aux archives départementales des Pyrénées-Orientales (cote 2 Op8 43).

 

En 1838,  dans l'Annuaire du commerce, industrie, magistrature et administration est noté Bès en tant que meunier.

Sur le recensement de la population de Caudiès de 1841, sont inscrits comme meuniers

au Hameau de Villeraze,  François Ticheyre et son fils Bernard,

rue Marias, Antoine Olive (époux de St Pastou Pauline), Hippolite Olive (ouvrier meunier),

rue Portal den Roques, Fourcade Simon (époux de Madelene Bès) et sa fille Magdelaine, François Doumergue (ouvrier meunier).

Rue du Moulin, sont inscrits comme propriétaires, Bès Baptiste et Bès François mais aussi Bès Raymond.

En 1909,  selon Francis Mérou, il y avait 3 usiniers meuniers: Simon Olive, Raymond Caillens, Gaston Vayre.

Dans la revue Archéo 66 n°30 (2015), est publié un recensement des moulins fariniers utilisant l'énergie hydraulique, dans le Fenouillèdes présents sur le plan cadastral napoléonien (1812-1834). A Caudiès, en 1825, sont relevés

- sur la parcelle E 456, propriétaire Bès Baptiste et François,

- sur la parcelle D 1022, Bès Étienne, oncle,

- sur la parcelle B 1044, Olive Raymond, fils de Jacques

 Moulin du Roi

Dans le livre qu'il a publié en 1880 sur le Comté de Razés et le Diocèse d'Alet,  Louis Fédié écrit que le roi de France avait donné à l'un de ses vassaux, le moulin à Farine dit Moulin du Roi, alimenté par l'eau prise sur la Boulzane amenée par le canal de Garrouda.

Dans le Bulletin des lois du Royaume de France,  apparait dans le chapitre des "Usines: les autorisations données pour travaux divers et pour l'établissement d'usines dans les lieux ci-après nommés", le moulin de Caudiès.

 

Sur le recensement de 1841, sont relevés Fourcade Simon meunier, et Doumergue François ouvrier meunier , rue Portel d'en Roques d'une part et d'autre part Olive Antoine meunier et, Olive Hypolite et Grand Auguste ouvriers meuniers rue Marias.

Le recensement de 1906 relève comme meunier Olive Simon (né à Caudiès en 1841) avec son beau-fils Tribillac Alphonse (né à Aunat en 1870).

 

Moulin de Saint-Jaume

Son existence est évoquée par Joseph Armagnac dans un article sur Castel-Fizel publié dans "La Veu del Canigò" en 1914.

Il dit que la chapelle Saint-Jaume est devenue bâtiment rural, dépendance du moulin. Celui-ci était alimenté par la rivière Saint-Jaume.

Albert Bayrou, note qu'en 1790, Francis Raymond possédait le moulin de Castelfizel (in Fenouillèdes Diocèse d'Alet).

Sur le recensement de la population de Caudiès en 1841, consulté en ligne sur les Archives des Pyrénées-Orientales, sont notés dans le hameau Saint-Jaume métayers et meuniers, à savoir pour ces derniers Balayer Jérome (le père) et Pierre (le fils).

En 1856, est inscrit comme meunier, Antoine Bot, 47 ans avec sa femme Rose Brillat, ses 4 fils et sa fille. Est également inscrit Pierre Fourquié, ouvrier meunier. Antoine Bot est encore noté en 1866.

En 1886, est recensé François Artozoul  50 ans, avec sa femme Elisabeth Rivière.

Sur le recensement de 1906, dernier recensement actuellement en ligne, 2 meuniers sont notés Caillens Raymond (le père né à Sournia en 1850) et Caillens Julien (le fils né en 1885 à Maury).

Moulin du Pont de La Garrigue

Sur le site de généalogie (geneanet.org), sont relevés:

- Pierre Simon Olive, surnommé "Le Détestable et l'ours", né à Caudiès le 17 avril 1841, est noté comme décédé le 7 décembre 1906 à son domicile au moulin de La Garrigue.  Il a eu deux filles dont l'une  Françoise Joséphine Olive, meunière  a épousé Alphonse Benjamin Tribillac (né à Aunat, dans l'Aude, en 1870).

- Charles Tribillac dit Jean (tonton du moulin, surnom donné par Geoges Vayre) est un des fils du couple Tribillac-Olive (1904-1991).

Jean-Louis Tribillac, fils de Charles, apporte les précisions suivantes: en 1917, alors que Alphonse Benjamin Tribillac est au front, survient une crue de la Boulzane au cours de laquelle la retenue d'eau pour le moulin est emportée , mettant fin à son exploitation. Sa fiche de matricule militaire (matricule 1303, classe 1890, bureau de Narbonne) témoigne de sa campagne contre l'Allemagne (31 mars 1915 au 1er mai 1916) et porte la mention "détaché agriculteur catégorie A à St Paul de Fenouillet " en date du 10 novembre 1917. À son retour du front, Benjamin Tribillac, rachète le Moulin de Saint Jaume pour maintenir une activité farinière (blé, avoine) pour les habitants de Caudiès.

 

Déjà, en 1891, une crue importante est rapportée dans les journaux de l'époque, comme le rapporte "L'Univers" du 27 octobre de cette même année.

gallica.bnf.fr
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Le rapport préfectoral sur la préventions risques naturels dans la commune de St Paul (2012) signale également que la passerelle menant à la mire de la station de  jaugeage, installée sur la Boulzane en 1910, a été emportée lors de la crue de 1917 (a priori au mois de décembre).

 

Actuellement  Jean-Louis Tribillac demeure dans le bâtiment qui fut l'écurie tandis que son frère Robert occupe l'ancien moulin.