La route du Col Saint Louis

Cette route a été longtemps la seule voie de communication avec Quillan,  la route par le défilé de Pierre-Lys n'ayant été classée comme départementale qu'en 1855. Ceci explique qu'en 1839, le Duc Philippe d'Orléans et son épouse, qui devaient embarquer à Port-Vendres pour l'Algérie,  soient passés par la route (à l'époque fort raide pour les attelages) du col St Louis en venant de Limoux.  Dans son ouvrage "Voyages des Altesses Royales en Roussillon" * François  Fabre relate notamment leur déjeuner sur place, endroit marqué par une plaque commémorative.

* ouvrage  consultable à la Bibliothèque Municipale (Rayon Caudiès)

Après avoir emprunté cette route dont la pente nécessitait de dételer les chevaux et de passer les marchandises bras d'hommes, le Duc d'Orléans, prit un décret autorisant le conseil général des Pyrénées orientales à construire un ouvrage à péage ( premier pont à péage).

Les travaux prennent du retard, permettant le développement du projet de route par le défilé de Pierre-Lys, soutenu par le Conseil Général de l'Aude, et combattu par les Caudiésiens par pétition portée devant le conseil Général des Pyrénées Orientales au cours de sa séance du 26 août 1843, en présence du préfet. (gallica.bnf.fr)

 

Dans le bulletin du Club Alpin Français de 1903, on trouve la description suivant: 

"De  Caudiès, une longue montée, ancienne route de Perpignan à Bayonne, conduit à la forêt des Fanges de 11,000 hectares, une des plus belles forêts de France. La route est tellement sinueuse qu'en un endroit, elle franchit un ravin sur un viaduc sous l'arche duquel, elle passe immédiatement après. Elle atteint le col de Saint-Louis...."

Ce viaduc  en colimaçon a été conçu par un Ingénieur des Ponts et Chaussées, Étienne Raymond Amiel  (1752-1832).

Pour l'anecdote, c'est lui qui a donné son nom au domaine viticole  du "Mas Amiel"  (ex "Domaine de Goudous") qu'il avait gagné au jeu aux dépens de l'évêque de Perpignan, en 1816.

 

 

Photo extraite de la Revue mensuelle du Touring club de France 1912 (p3'4)
Photo extraite de la Revue mensuelle du Touring club de France 1912 (p3'4)

L'article publié avec la photo, retrace l' étape Quillan - Caudiès d'un voyage en bicyclette dans les Pyrénées

"Bicyclettes contre petites et grandes Pyrénées"
"Bicyclettes contre petites et grandes Pyrénées"
Excursion au col de Saint-Louis vers 1925
Excursion au col de Saint-Louis vers 1925
Vers 1960
Vers 1960
Bulletin club alpin français (gallica.bnf.fr)
Bulletin club alpin français (gallica.bnf.fr)

François FABRE  rapporte la légende attachée au Col Saint Louis (Folklore- Revue d'Ethnographie Méridionale 1978 N°4). 

gallica.bnf.fr
gallica.bnf.fr
Journal du 12 novembre 1892 (gallica.bnf.fr)
Journal du 12 novembre 1892 (gallica.bnf.fr)

 

Louis Fédié, dans son ouvrage "Le comté de Razés et le diocèse d'Alet" publié en 1880, décrit le site du village à deux époques différentes.

D'abord après la croisade contre les Albigeois et sous le règne des vicomtes de Fenouillet: 

"...Il occupait, à cette époque, la partie comprise dans le quartier que l'on appelle de nos jours le Fort. Le Casrum du douzième siècle était une vraie forteresse dominant au couchant le cours de la Boulzanne du haut d'une falaise taillée à pic, et entourée sur les autres côtés, de murailles et de bastions. Un fossé profond était creusé au pied des fortifications, et formait un demi-cercle dont la Boulzanne était la base." ...

Ensuite, après la conquête du Roussillon:

"...A dater de cette époque, n'étant plus pays frontière, cette ville acquit plus d'importance et subit une transformation qui en augmenta l'agrément. Les fossés qui entouraient le fort furent comblés, et sur leur emplacement fut tracé un boulevard de quinze mètres de largeur qui se termine par une magnifique place." ...

Carte postale extraite du livre "FENOUILLÈDE(S)" de Pierre Cantaloube
Carte postale extraite du livre "FENOUILLÈDE(S)" de Pierre Cantaloube