Docteur François Boyer

                                                               Dr BOYER François (Jean Antoine) 1907 - 1991

Portrait peint par un prisonnier au Stalag 383 (1943)
Portrait peint par un prisonnier au Stalag 383 (1943)

Enfant posthume de François Benjamin Boyer, saint-cyrien (1879-1907) et de Marthe Gouzot (1881-1963), il n’a jamais été médecin installé à Caudiès mais quel parent caudiésien n’a pas fait appel pour son enfant malade à ses compétences de pédiatre lors de ses vacances à Caudiès.

Par ailleurs François Boyer avait remplacé le Docteur Grassaud au cours de ses études comme en témoignent les ordonnances vierges à son nom, trouvées dans ses documents.

 

Après des études primaires chaotiques entre Caudiès (il est sur la photo de classe de 1914, à l’école rue de la poste) et Ginestas (où il était né dans la maison des ses grands-parents maternels, Auguste Gouzot né à Caudiès et Irma Granjou), puis au collège de Narbonne, il est pris en main par son oncle paternel, lui aussi saint-cyrien, le Colonel Jaques Louis Boyer (Infanterie Coloniale) rentré de Madagascar à Perpignan. Il passe le bac au lycée Arago (avec dispense d’âge) puis est envoyé au Prytanée militaire de La Flèche (Sarthe).

 

Conseillé par son oncle en 1924 (lettre en provenance de Rabah), il s’oriente vers la Médecine militaire.

Il obtient sa thèse à Lyon en 1931.

Il est nommé d'abord à Metz (1931), puis à Rouen et enfin en Syrie (1938-1941)

Pendant la seconde guerre mondiale, il est affecté comme médecin à l’hopital de Lauwe à Montpellier, dans la XVIe région militaire sous le commandement du Général de Lattre de Tassigny , et participe à l’encadrement de l’école des cadres de Carnon.

En novembre 1942, il participe à la manoeuvre avortée du Général de Lattre de Tassigy dont il est le médecin et l’ami. En effet, ce dernier après l’envahissement de la France Libre par les Allemands, tente de rejoindre depuis Montpellier, la flotte française mouillée à Port-Vendres en passant par Saint-Pons. Cette opération échoue à Caudiès où les deux officiers , envoyés en éclaireur sont dénoncés et arrêtés par les gendarmes. De Lattre de Tassigny est emprisonné et remplacé à Montpellier par son adjoint le Général Bonnet de La Tour. Le Docteur François Boyer  est muté à Albi.

 

En 1943, il fait partie de ceux qui ont été surnommés «les Prisonniers sans Capture», c’est-à-dire des Médecins envoyés dans les camps pour remplacer leurs confrères faits prisonniers qui devaient être libérés selon les conventions internationnales, et continuer à prodiguer des soins aux soldats et officiers.

François Boyer est envoyé au Stalag 383 à, et il demande à sa cousine Simone Boyer de lui adresser le texte de «La Folle de Castel-Fizel» écrit par Joseph Armagnac pour monter  cette pièce de théatre afin de distraire les prisonniers.

Juillet 1943: Interprêtes du "Fauteuil 47"
Juillet 1943: Interprêtes du "Fauteuil 47"

Après s’être opposé fermement à un médecin allemand qui lui demandait de faire un faux certficat médical (au sujet d’une blessure par balle reçue par un soldat français prisonnier), il est transféré vers la France, mais pendant le transfert, le train est bombardé et il s’échappe. Il rejoint la résistance.

En août 1944, il retrouve son poste à Montpellier (Directeur adjoint des services de santé de la 16ème région militaire) où il rencontre sa future femme Marie-Paule Xambeu, alors infirmière militaire.

 En novembre 1945, il est affecté à la région militaire de Paris, (au Val De Grâce) que dirige le Général De Lattre de Tassigny.

En 1947, il obtient son diplôme de Pédiatrie (alors appelé Puériculture); il est affecté à l’hopital Bégin de Saint Mandé comme chef du service Maternité-Pédiatrie nouvellement créé. Le Général de Lattre de Tassigny lui fait bénéficier des premières couveuses venues des États-Unis. Il y est fait Chevalier de la légion d’honneur en 1951.

En 1954, il fait un passage éclair au Maroc, où il est Médecin directeur de l'hôpital Marie Feuillet à Rabah. Il y fait valoir son droit à la retraite de l'armée active.

Il s'installe comme Pédiatre libéral à Vincennes (94) où il exerce jusqu'à 70 ans.

Après sa retraite, il passe tous ses étés à Caudiès, modernise sa maison construite sur d'anciennes caves en 1931, rue de la gare,  pour recevoir avec Marie-Paule, famille et amis et leur faire découvrir et aimer Caudiès. Il ne manque jamais de faire admirer la statue de Sainte Anne, qu'il avait découverte dans le grenier de Notre-Dame de La Val.

Ayant fait le choix d'être électeur à Caudiès, il s'investit dans diverses actions comme la lutte contre la pollution de l'usine (Démarches au ministère à Paris avec sa fille Marie-Thérèse Boyer-Xambeu), le choix de l'emplacement de la croix en béton près de Notre-Dame de La Val, le son et lumière à Notre-Dame de La Val...

Il décède en 1991 à Biarritz mais ses cendres sont dispersées, selon sa volonté à La Coume d'en Beffe.

Ce site du musée virtuel  de Caudiès lui est dédié.

Dans un album de photos de François Boyer: la statue de Sainte Anne découverte et photographiée devant le portail de Notre-Dame de La Val
Dans un album de photos de François Boyer: la statue de Sainte Anne découverte et photographiée devant le portail de Notre-Dame de La Val