Un peu d'histoire...

Cet acte de décès d'un soldat mort dans l'hôpital de Caudiès témoigne de son existence au moins en 1720 (archives.cg66.fr)

Registres paroissiaux Caudiès 1702 - 1738
Registres paroissiaux Caudiès 1702 - 1738

Albert Bayrou note la présence  d'un hôpital en 1750 avec un petit revenu de 40 livres. (In Fenouillèdes diocèse d'Alet).

Il note encore que le sieur Martin est chirurgien et qu'en 1763, il demande à être exempté d'impôt. Bayrou donne la réponse de M. de Montferrié, syndic de la province: "Si le chirurgien s'en tient à cette profession sans faire la barbe, ni friser, il est dans le cas de jouir de l'exemption, quand même il ferait des remèdes a ses malades".

Ancien chirurgien des armées du roi, Maître-Chirurgien de Caudiès, il devient le premier maire élu en 1790.

                    Martin, ancien chirurgien major des troupes du roi, "notable bourgeois exerçant noblement l'art de la chirurgie , et par lettres patentes accordées aux chirurgiens en 1756... Service fait par lui dans un bataillon d'arquebusiers ou  fusiliers  de montagne, qu'il tenait boutique à barbe à Caudiès et à la campagne, qu'il a toujours exercé l'apothicairie avec la chirurgie. (In Albert Bayrou, Caudiès-de-Fenouillèdes, à la recherche du passé).

Auparavant, le site geneanet.org donne Miguel Faura (né à Caudiès vers 1625) et son fils Joan (né à Caudiès vers 1650), chirurgiens à Caudiès.

Dans les registres paroissiaux de Caudiès (archives.cg66.fr) est noté l'acte de décès et l'inhumation dans le cimetière paroissial de François Faure, chirurgien, le 10 mai 1719. Est noté également Antoine Fauré, chirurgien, parrain d'un enfant baptisé en novembre 1719.

État civil (Registres paroissiaux Caudiès 1702-1738)
État civil (Registres paroissiaux Caudiès 1702-1738)

Dans le Recueil Abrégé des guérisons opérées par le remède universel, publié en 1782 par Jean Gaspard Ailhaud, on  relève une lettre signée Philibert Dalbies, Maître en chirurgie à Caudiès. Sur le site geneanet.org, Philibert Dalbiès est noté comme témoin, officier de santé  et oncle de l'époux au mariage de Jean Boyer en 1807 (audealaculture.fr),  grand-père du Jean Boyer entrepreneur à Caudiès (1839-1893).

gallica.bnf.fr
gallica.bnf.fr

Dans l'édition 1840 des Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France est mentionné: Benet, docteur-médecin à Caudiès.

Dans le Dictionnaire des médecins, chirurgiens, pharmaciens français légalement reçus avant et depuis la fondation de la République Française (An X soit 1801/1802)

Dans Caudiès-de-Fenouillèdes, à la recherche du passé (1996), Albert Bayrou relève:

1793 - Bertrand CUGUILLÈRE est le seul officier de santé dans le canton digne de confiance; il a 25 ans de pratique comme chirurgien.

Sur le recensement de la population de Caudiès en 1841, est noté Séguy Jean Baptiste, docteur en chirurgie, Rue Traversière (archives.cg66.fr).

Dans le Journal des Pyrénées-Orientales du 4 Juin 1850, on relève la vente de l'hospice civil qui appartenait au Bureau de bienfaisance de Caudiès.

mediatheque-patrimoine.perpignan.fr
mediatheque-patrimoine.perpignan.fr

En 1854, une épidémie de choléra sévit dans les Pyrénées-Orientales, et en particulier à Caudiès.

Rapport sur le choléra épidémique qui a sévit dans les Pyrénées-Orientales (gallica.bnf.fr)
Rapport sur le choléra épidémique qui a sévit dans les Pyrénées-Orientales (gallica.bnf.fr)

Quant à la Société de secours mutuel, portant le nom de Société de Notre-Dame-de-Laval, elle a été fondée le 25 février 1855 comme il est inscrit dans le Rapport à l'Empereur sur la situation des Sociétés de Secours Mutuels de 1855 (gallica.bnf.fr).

Le début du rapport commence ainsi:

" Sire,

L'institution des Sociétés de Secours mutuels dans l'année dont nous devons rendre compte à Votre Majesté, a passé de grandes épreuves. Pendant que le choléra, dans un grand nombre de localités, augmentait outre mesure les dépenses du service médical, les indemnités et les frais funéraires, la cherté des denrées alimentaires ne laissait plus d'économie pour la cotisation, et les impérieuses nécessités du moment semblaient devoir absorber toutes les réserves."...

En 1866, il est rapporté dans le Bulletin des Sociétés de secours mutuels que François Fénateau est nommé président en remplacement de M. Laforge décédé.

Cette société de secours mutuel figure encore dans le rapport au Président de la République de 1871, au titre de Société approuvée, et au congrès international de bienfaisance à Nantes en 1911 au titre d'adhérent.

En 1821, 18 juin - Honoré-Justin SABARTHES , docteur en Médecine, s'installe à Caudies (in Albert Bayrou, Caudiès-de-Fenouillèdes, à la recherche du passé, 1996).

La liste des médecins, soit officier de santé, soit docteur en médecine a été compilée dans Le Roubaud, annuaire des médecins sur la période 1849-1900, conservé à la BIU (Université Descartes), aimablement transmise par Solenne Coutagne (Service de l'Histoire de la Santé):

- Joseph Médus, né à Belluaire (Aude) en 1807, officier de santé en 1828, à Caudiès en 1848 et décédé en 1852 (Caudiès).

- Bonaventure Jean Pierre Farran, officier de santé en 1813

- Joseph Farran, son fils, officier en 1842.

- François (Barthélémy Michel) Fabre, né à Perpignan, docteur en médecine en 1840,  marié (avec Félicité Joséphine Bouis) et domicilié à Caudiès où il décède le 25/07/1877 à 61 ans (geneanet.org  & archivescg66.fr). A noter que son père Joseph François Fabre (né à Opoul) était chirurgien et sa mère Thérèse Martimort, fille d'officier de santé.

Ceci explique le nom sous lequel il a soutenu sa thèse à Montpellier en 1840 à savoir F. Fabre-Martimort.

- Benet, officier de santé en 1875