Un peu d'histoire

François Fabre, en 1974, a publié une monographie intitulée "Passages des Troupes en Fenouillèdes avant la Révolution française ", préfacée par le Général Candille (ouvrage consultable à la bibliothèque municipale).

Il y décrit Caudiès en ville étape et les exactions commises par les troupes auprès des populations qui en conséquence tentent de se faire exempter de gîtes. Il relate les plaintes auprès des consuls...

 

Dans ce même ouvrage, François Fabre fait un petit chapitre avant la Première Guerre Mondiale. 

In François Fabre, Passage des Troupes en Fenouillèdes.
In François Fabre, Passage des Troupes en Fenouillèdes.

Albert Bayrou relève dans les délibérations municipales (in Caudiès-de-Fenouillèdes, à la recherche du passé) qu'en 1879

- un cadre grillagé sera établi dans la mairie pour y placer les tableaux permanents indiquant la désignation et la répartition des classes dans les armées active, territoriale et leurs réserves.

Pendant la première guerre mondiale

En 2008, pour le 90ème anniversaire de l'Armistice, une exposition pilotée par le Lieutenant-Colonel Pierre Rieubernet et les association d'Anciens Combattants, réunit photos et documents locaux grâce à tous les Caudiésiens qui se mobilisent.

Une affiche de l'exposition raconte la mobilisation au village.

Les hommes de Caudiès, partis à la guerre correspondent avec les femmes et les enfants au village.

Les prisonniers.

Les blessés

Lettre adressée à Marthe Boyer par un médecin (Docteur Cayla, de Ginestas) au front qui lui donne des nouvelles d'Etienne Raynaud, né en 1889 à Caudiès, instituteur. Ces blessures sont reportées sur sa fiche de matricule. Il a obtenu la Croix de guerre et et reçu la Légion d'Honneur en1953.

Georges Vayre né à Caudiès en 1882, incorporé et blessé en 1914 sera à nouveau et grièvement blessé à Poperinghe en Belgique en Févier 1915. Anna Vayre, dès la nouvelle connue, fera tout pour rejoindre son fils. Malheureusement, il décèdera à l'hôpital temporaire de Poperinghe où il avait été transféré,  peu de temps avant l'arrivée de sa mère à laquelle il avait écrit cette carte (gardée par Denis Vayre).

Les lettres  permettent de garder un lien, partager les nouvelles et rechercher les disparus.

Albert Bayrou a relevé des extrais des délibérations municipales de cette époque (in Caudiès-de-Fenouillèdes, à la recherche du passé):

191422 novembre - 50 F pour l'achat de laine pour faire des tricots pour les soldats.

               5 décembre - 200 F pour les réfugiés

 1915 - 100 F pour les Femmes de France (secours aux blessés)

             24 septembre - 100  F pour l'oeuvre de l'aide immédiate aux agriculteurs des régions dévastées.

1916 - 50 F pour le Comité d'assistance aux militaires tuberculeux.

1917, avril - vote d'un crédit de 1700 F pour l'approvisionnement en sucre des habitats de la commune, les épiciers ne voulant pas se charger de la vente du sucre qui devra dorénavant être faite par les employés de mairie.

            2 décembre - le conseil décide de prélever sur les fonds disponibles la somme de 2000 F  pour l'approvisionnement en farine de la population.

En 1919 sera élevé, place de la gendarmerie un monument aux morts de la guerre de 1914-1918.

Avant la Seconde Guerre Mondiale, Simone Boyer écrit: "L'été fut animé par le séjour d'un bataillon de Tirailleurs Sénégalais à Caudiès." (In La vie des descendants au cours du XXe siècle, Deuxième partie 1934-1954)

Jean et Frédéric de Ferluc, Gabrielle Rougé devant les Tirailleurs Sénégalais
Jean et Frédéric de Ferluc, Gabrielle Rougé devant les Tirailleurs Sénégalais

En 2007 est crée est déclarée en Préfecture, la SECTION DE CAUDIES DE FENOUILLEDES DES COMBATTANTS PRISONNIERS DE GUERRE, COMBATTANTS D’ALGERIE, TUNISIE, MAROC, T.O.E., VEUVES, MISSIONS EXTERIEURS, VICTIMES DE GUERRE ET SYMPATHISANTS DES PYRENEES ORIENTALES. Objet : Suivre la liquidation des problèmes nés de la captivité et des différentes guerres et conflits, venir en aide à ses adhérents en général et plus spécialement aux familles de ses ressortissants décédés ou à ceux qui sont malades ou dans la détresse ainsi qu’à leur famille, notamment en organisant elle-même des oeuvres de solidarité