Rieuvernet Louis

1900 - 1988
1900 - 1988

 Louis Rieuvernet est né à Caudiès en juin 1900 de Pierre François Benoît Rieuvernet, cultivateur et Cécile Chanaud (de Prats de Sournia). 

Son père (1873-1961) est appelé à l’activité militaire au 173e Régiment d’Infanterie (classe 1893, matricule 567) où il est tambour. II est réformé pour rhumatisme chronique déformant et devient cantonnier vicinal à Caudiès de 1916 à 1921.

Son grand-père François Rieuvernet (époux de Louise Cabanié) est cantonnier sur la route du col St Louis. Né en 1843, classe 1863, ancien sergent à pied, il devient l’instructeur de Caudiès en 1883.

Son grand oncle Jean-Louis a été "tué à l'ennemi" en 1915 et figure sur le monument aux morts de Caudiès.

 

Louis fait ses études à l’école primaire de Caudiès, puis poursuit chez lui avec l’aide de l’instituteur du village (à l’époque, il s’agit de Mr Marlll), les cours de l’École Universelle jusqu’au brevet élémentaire.

À 17 ans, il est recruté comme instituteur pour remplacer l’instituteur de Porteilla (dernier village avant l’Andorre) parti à la guerre.

En aôut 1918, il s’engage volontairement pour 4 ans à la mairie de Perpignan (classe 1919, matricule 573). Il est affecté comme électricien au dépôt de la 5ème flotte. Il fait la campagne contre l’Allemagne sur mer (août 1918-octobre1919) puis sur sa fiche de matricule sont notées les affectations «Base navale de Beyrout» puis «Lorraine au Levant» (1920-1921). Son engagement est résilié, il se retire à Caudiès, reprend ses cours par correspondance, passe le concours des finances. Il est nommé Inspecteur des contributions indirectes. Son premier poste (1924) est dans l’Aisne, à Chateau-Thierry où il se marie.

Il demande sa mutation dans le Sud et obtient un poste à Bordeaux (1929) où il se fixe.

Amoureux de Caudiès, il y passe ses vacances, et à la retraite, partage son temps entre Caudiès et Bordeaux où il décède en septembre 1988. Il est inhumé à Caudiès.

 

Bernard Ournié (ARKHAM),lui a rendu hommage dans un article intitulé «Le monde souterrain du Fenouillèdes» publié en 2001, dans la Revue Fenouillèdes n°8, :

"À l’écart de la mouvance associative et des trompettes de la renommée  d’alors, Louis Rieuvernet à Caudiès-de-Fenouillèdes parcourait en solitaire la campagne à la recherche de ce que son entourage a longtemps pris pour quelques chimères aux alentour de 1955-1960. Esprit curieux Louis Rieuvernet s’intéresse au fonctionnement du karst et soupçonne l’existence d’un grand réservoir souterrain sans pouvoir le pénétrer. Il approcha de près le grand réseau. Il orienta nos recherches. On doit le considérer comme un précurseur.

 Précurseur, il l’était également par l’emploi de techniques  photographiques souterraines, avec un matériel qu’il avait savamment bricolé avec peu de moyens et éprouvé dans les cavités concrétionnées des hauts plateaux.»

 

En 1964, le laboratoire Arago de Banyuls qui a entrepris le recensement des sites de spéléologie du département des Pyrénées-Orientales lui demande son concours.