PHOTOS DE CLASSE

La photo de classe, en tant que telle apparaît en France quand les progrès techniques ont permis d'obtenir une netteté convenable, tout en raccourcissant les temps de pose, à savoir à partir de 1860.

En 1898, afin de préparer l'exposition universelle de 1900, l'administration de l'instruction publique demande à de nombreuses écoles de prendre des clichés afin d'en organiser l'exposition.

Les photos réunies ici ont été, pour la plupart,  présentées lors d'une exposition organisée par et à la bibliothèque municipale de Caudiès pour les  "Journées Européennes du Patrimoine" de septembre 2017. À cette occasion, les Caudiésiens se sont beaucoup investis pour identifier les visages des élèves et des maîtres. C'est donc le résultat de leur travail qui est présenté ici.

 

école avenue de la Poste

Cette photo de classe est la plus ancienne retrouvée et partagée. Aucun élève n'est identifié mais on peut se demander si l'instituteur n'est pas Pierre Flamand.

 

Les deux photos suivantes sont extraites du livre de Ph. Mérou et  A.& J.P. Vergès.

Les Bataillons scolaires ont été créés en 1882, après la défaite de 1870, sur instructions nationales données par Jules Ferry. Cette formation militaire est dispensée dans le cadre d'une formation d'une réserve militaire.

Sur un document fourni par Mme Pierrette RIEUVERNET, dont l'original a été trouvé à la mairie, à l'occasion d'une recherche sur les Bataillons scolaires, est inscrit:

"Vers 1910, il y avait toujours à l'école l'école un râtelier d'armes sans fusil derrière le tableau noir. En 1883, l'Instructeur de Caudiès était RIEUVERNET François qui remplace le sieur BALMIGÈRE Joseph. D'après le maire de Caudiès, le sieur Rieuvernet garde champêtre, ancien sergent de chasseur à pied, classe 1863, possède, avec la démarche grave du vrai soldat, la patience qu'il est indispensable, pour remplir le rôle d'instructeur de la jeunesse de l'école."

 

 

L'école dite de la rue de la Poste, se trouvait à l'emplacement de ce qui est actuellement le cabinet médical (après avoir été le bureau de poste), dans le quartier dit Simorre puis de la Gare. Elle y est restée jusque vers 1922.