ÉPICERIE

Sur le recensement de la population de Caudiès de 1841, est noté Gitareau Raymond (rue Grande ?)

Sur le recensement de 1896, Sévère Saint Jean est inscrit comme épicier au quartier de l'Eglise. Son fils Raymond est employé à l'épicerie. Francine Fabre (née Saint Jean) confirme que l'épicerie était située au coin de la rue du Pont de Quillan et de la rue du clocher.

En 1909, il y avait 8 épiciers (liste Francis Mérou):  Jules Olive, Vayre,  Pascot, Saint-Jean, Fourcade, Castry,  Armand Millé, Michel Vila.

La plupart des épiceries vendaient en plus des denrées alimentaires et selon une répartition variable, de la droguerie, quincaillerie et mercerie, comme le montrent les photos des enseignes, des vitrines ou des intérieurs de magasins.

 

Epicerie Olive Grande Rue, début XXème siècle

Le magasin du 2 Grand-rue ou 114 ans résumés par Jean-Paul Tricoire:

En 1870, Jules (Raphaël) Olive, plus connu sous le prénom de Paul, ci-devant boulanger, et Pauline Mérou son épouse ouvrent un commerce d’épicerie, mercerie, quincaillerie, produits chimiques à l’actuel n°2 de la Grand-rue.

La succession de Jules et Pauline Olive est assurée par Sévère Canaby, employé de commerce, époux de Constance leur fille. 

Le fils de Sévère et Constance, Adrien Canaby, époux de Marie-Louise Maraval, assure la relève au décès de ses parents.

En 1957, après les décès d’Adrien et de Marie-Louise, Pauline, leur fille, et son mari Jean Tricoire reviennent à Caudiès pour poursuivre l’activité commerciale.

En 1984, le magasin ferme après 114 années d’activité. 

Un livre de comptes de la maison Olive, commencé en 1890, a été sauvegardé par l'Association Arts en Fenouillèdes, et présenté à l'exposition Anciens commerces de Caudiès pour les Journées Européennes du Patrimoine 2018, ainsi que quelques objets.

Les mandats des fournisseurs signés par Jules Olive entre 1901 et 1904 (sauvés de la destruction par Fleur Gray), reflètent bien la diversité des denrées que les Caudiésiens et Caudiésiennes pouvaient se procurer dans son magasin, diversité évoquée plus haut par Jean-Paul Tricoire.

1894 Lettre au sujet d'une commande
1894 Lettre au sujet d'une commande

Le magasin Olive-Canaby était approvisionné par des fournisseurs de Carcassonne et de Perpignan.

Les livraisons étaient faites essentiellement par voie ferrée à partir de l'ouverture de la ligne.

Les marchandises étaient stockées à la descente du train dans une maison située avenue de la gare ( n°3 actuel), maison construite à cet effet  (Jean-Paul Tricoire).

Quincaillerie Canaby, Grande rue

A cet emplacement, en face de l'épicerie, existait auparavant un café avec terrasse. Sévère Canaby avait obtenu l'autorisation d'augmenter la surface de son magasin en englobant la terrasse et en mettant sa devanture au nu des façades adjacentes; d'où la terrasse au premier étage fermée par une rambarde en fer forgé qui existe toujours.

Cette photo, prise devant le magasin Canaby, est légendée Mariage de Madeleine Canaby. Selon Claude Millé, Les quatre femmes pourraient avoir préparé le repas. "L'Esquirole" était l'arrière grand-mère maternelle de Jean Kanareff. Pauline Ribes était employée de maison chez les Canaby selon Jean-Paul Tricoire. 

Photo Andrée Tricoie
Photo Andrée Tricoie

Lettres de fournisseurs adressées à Sévère Canaby (1904)

Au début du XXème, certains commerçants éditent des jetons appelés monnaies de nécessité ou monnaie-carton, pour

pallier le manque de numéraire. Le 16 août 1914, le ministère des finances tolère cette fappe et la loi du 29 avril protège ces monnaies contre le faux-monnayage. 

Ces monnaies de carton sont conservées au musée Carnavalet à Paris.

 

Epicerie Espinasse (Photo Revue Fenouillèdes n°1)

Cette épicerie était tenue par Zélie puis Françoise Espinasse (épouse du maire)e. Après sa fermeture, le local a servi comme premier cabinet médical au Dr Bissières, lors de son installation.(Renseignement donné par Francis Mérou).

Épicerie Millé

Armand Millé  est né en 1876 à Rouffiac d'Aude.

Sa fiche de Matricule (Classe 1896, Matricle 93, Recrutement Narbonne) indique la profession de Cultivateur et un degré d'instruction de 3.

Pendant son service miliaire il reçoit un coup de pied de mule, entrainant une commotion cérébrale. Il passe ensuite au 16e escadron du Train, stationné à Lunel.

 

Armand Millé au 16e Escadron du Train '(1er à droite)
Armand Millé au 16e Escadron du Train '(1er à droite)

Après son mariage en 1904,  il crée une petite épicerie (surtout bougies, ficelle, pétrole) sur la place de la Mairie de Caudiès, dans un local qu'il loue et pour lequel il achète un comptoir. Auparavant il était roulier.

Il achète également un cheval, comme en témoigne son livre de comptes, et avec sa charrette fait des livraisons à Prugnanes, à Saint-Louis. (renseignements donnés par son petit-fils Claude Millé).

L'épicerie MILLÉ en 1909 (d'après photo - livre Vergès Mérou)
L'épicerie MILLÉ en 1909 (d'après photo - livre Vergès Mérou)

Armand Millé a été photographié à côté de sa charrette et sa femme Julie (née Cros) sur le pas de la porte de l'épicerie, photographie dont Mireille Peille-Boix a fait un tableau.

Il est rappelé à l'activité militaire lors de la mobilisation générale d'août 1914, mais décède le 5 août à la caserne de Perpignan. Sa veuve Julie, après 1914, s'installe dans la maison achetée au coin de la rue de l'église et de la rue de la gendarmerie et y transfert son épicerie.  " Abandonnant cheval et carriole, elle a acheté une Renault NN en 1928, que conduisait mon père pour vendre dans les villages alentour, surtout Montfort,Gincla et Salvezines. C'était une des rares autos de Caudies." ajoute Claude Millé.

Cette "seconde" épicerie Millé fermera vers 1950-1955.

ÉPICERIE "LA RUCHE DU MIDI" ou ÉPICERIE BAILLAT

Tenue par Cécile Baillat (mère de Roger Capet), elle était située rue de l'Eglise, en face de la maison Armagnac (qui fut la première poste), avec une devanture bleue et quelques marches à descendre pour y entrer

À la fermeture de l'épicerie pour faillite (vers 1950), le local de l'épicerie a été racheté pour agrandir les maisons adjacentes (Renseignements donnés par Claude Millé).

ÉPICERIE TRUILLET

Située à l'angle de la rue des Jardins et de la rue de La Fontaine, elle a fermé en 1969.

Laurent Laffite (père de Fernande épouse Truillet) et   Léonie Truillet (née Jeantet,  mère d'Augustin) devant l'épicerie.
Laurent Laffite (père de Fernande épouse Truillet) et Léonie Truillet (née Jeantet, mère d'Augustin) devant l'épicerie.

LES DOCKS MÉRIDIONAUX D'ALIMENTATION

Une société-mère née à Béziers , distribuait des denrées périssables  surtout  (beurre,oeuf, fromage et salaisons). Cette photo vers 1930, montre les docks sur la place de la mairie avec des marchandises devant le magasin.

1933  15 août
1933 15 août

Épicerie Pla

Cette carte postale ancienne dont la légende est erronée (il s'agit de la place de la Mairie avec son beffroi), montre l'épicerie-mercerie Pla .

Épicerie Palmade

Située sur la route nationale, elle communiquait avec le restaurant Palmade.

1956. Intérieur de l'épicerie  avec Alexis et Pauline Palmade, Liliane Peille qui travaillait au restaurant et sa fille Mireille (de droite à gauche)
1956. Intérieur de l'épicerie avec Alexis et Pauline Palmade, Liliane Peille qui travaillait au restaurant et sa fille Mireille (de droite à gauche)

La poupée sur la photo pouvait être gagnée aux loteries organisées par l'épicerie (renseignement donné pat Mireille Boix-Peille).

Maison Pascot

Elle était située à l'angle de la RN et de la rue nommée de la gare à l'époque.

Par la suite le magasin a été transformé en agence du Crédit Agricole (juin 1980).

"Au Planteur du Caïffa"

Louisette Rey signale l'existence d'une épicerie tenue par la famille Bruillet, sise au coin de la rue des Augustins et de la RN, dans laquelle a travaillé sa tante, mais qu'elle même n'a pas connue.

Claude Millé se souvient au contraire de cette épicerie à l'enseigne colorée, ainsi que du nom. Maurice Fabre se souvient également du "Caiffa" et de sa charrette.

En fait cette marque "Planteur du Caïffa", a été créé par un torréfacteur, Miche Cahen et son épouse. Le siège de l'entreprise est à Paris dans le 14e arrondissement mais rapidement sont ouvertes des succursales en Province y compris dans les gros bourgs. Spécialisée au départ dans le café, l'entreprise se diversifie, essentiellement dans les produits coloniaux  thé, épices, sucre..mais aussi sardines, huile, savon..et pour être plus proche des ménagères développe tout un système de vente à domicile avec des colporteurs en uniformes et des triporteurs aux couleurs de l'enseigne.

Le développement de l'entreprise sera stoppé par les lois anti-juives lors de la seconde guerre mondiale.

 

Épicerie FONTVIEILLE  

Située en bas de l'avenue du col de saint-Louis, elle était tenue par la femme de l'apiculteur.

Maison FABRE

En 1949, après leur mariage, Maurice et Francine (née Saint Jean) ouvre leur premier magasin, route de l'Ermitage.

Par la suite, ils vont agrandir ce magasin. C'est la maison Fabre qui fournira le système de haut-parleurs installé dans le village pour remplacer le garde-champêtre.

Secondairement, ils achètent le magasin le long de la nationale, puis dans la même maison celui donnant sur la place de la gendarmerie, et ils les réunissent. Le magasin ferme en 1987  à la retraite de Maurice Fabre.