Forêt du Moyen Agly

En 1911, la direction Eaux et Forêts du ministère de l'Agriculture dresse un état de conservation et de restauration nécessaire des terrains de montagne (gallica.bnf.fr). L'étude du périmètre du bassin de l'Agly inférieur montre que les terrains boisés ou cultivés sont en bon état de conservation mais que les vacants sont couverts d'arbrisseaux épineux:

Il parait certain que ces vacants étaient autrefois couverts en partie de bois dont la disparition doit être imputée à l'intervention humaine: on ne rencontre des cépées éparses de chêne yeuse que loin des habitations.

Les exploitations excessives suivies de pâturage des moutons et des chèvres ont transformés ces bois en vacants, dont la dégradation s'accentue d'année en année par l'emploi du feu pour la destruction périodique des cistes, des genêts et des lavandes.

Parmi les quelques 4000 hectares que comporte le Périmètre du bassin de l'Agly, répartis en 20 séries, la série Caudiès en contient 503 environ.

Le but des travaux  de reboisement proposés à l'époque est d'atténuer les crues dévastatrices de l'Agly, par la restauration des terrains compris dans le périmètre. Seront utilisés selon les terrains: Pin sylvestre, Pin Laricio des Cévennes, châtaignier , chêne rouvre et chêne yeuse voire noyers et frênes.

Le 19 juillet 1916, Raymond Poincaré signe le projet de loi d'utilité publique concernant le reboisement, qi devra être présenté à l'Assemblée par le ministre de l'agriculture J. Méline. Sur  la commune de Caudiès 130 hectares 152 ares sont concernés. (gallica.bnf.fr)

Extrait de la revue Le Chêne (octobre 1933)

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