Un peu d'histoire

Les forêts ont toujours joué un rôle important pour Caudiès, et pas seulement climatique. Au  rattachement du Fenouillèdes au royaume de France,  Caudiès devenue capitale d'une région frontière qu'elle devait défendre et administrer obtint en compensations  le droit d'affouage dans les forêts royales (faire paître les troupeaux et couper du bois pour la construction et le chauffage à usage personnel, excluant la vente) comme le rappelle Anne-Marie Olive dans son livret  "Caudiès-de-Fenouillèdes, la capitale oubliée", édité par la Mairie de Caudiès et consultable à la Bibliothèque.

" ...En compensation des contraintes dues à sa situation , Caudiès obtient quelques avantages surtout fiscaux et le plus important est le droit d'affouage qui sera maintenu jusqu'au XIX°siècle. Ce droit, malgré les efforts des maîtres des eaux et forêts de Limoux pour le faire supprimer, fut reconnu par tous les souverains et nous possédons encore les lettres patentes d'Henri IV et les édits et arrêtés de Louis XIII et Louis XIV qui confirment les privilèges des Caudiésiens." 

 

François Fabre évoque aussi ces litiges dans son opuscule  (dédicacé à sa petite fille Irène et confié par sa belle-fille Francine), "MÉMOIRE sur LE CONSULAT d'une PETITE VILLE ROYALE à la FIN DU XVIIe SIÈCLE":

         ...il y eut à plusieurs reprises des difficultés au sujet des droits de dépaissance et d'usance dans les domaines royaux. Ce fut l'occasion de rappeler l'arrêt du Conseil d'Etat du Roi en date du 24 Mai 1674  " maintenant les habitants de Caudiès et de Fenouillet dans la possession de jouissance des droits de chauffage et de pasturage de leurs bestiaux gros et meneus dans les bois, montagnes et vacants du terroir et consulat de Caudiès " .(25)

 

Note bibliographique (25)  p 168
Note bibliographique (25) p 168