Garde-Champêtre - Crieur public

 

Dénommé dans les textes anciens avant la Révolution, garde-terre ou garde-messier.

Dans les extraits des délibérations consulaires, Albert Bayrou note:

1684 - Dépenses pour les gardes-fruits 45 L.

1695 - Gages des gardes-terres et fruits  = 45 L.

1739 - Dépenses pour les gardes-fruits 45 l.

1742 - Gardes-vignes: Jean FENATEU et Jean OLIVE.

1744, 19 janvier - La communauté désire demander aux commissaires du roi " l'établissement de deux gardes-terres uniquement occupés à la garde des fruits et des biens des particuliers" à cause des vols fréquents et des raines quotidiennes.

            - les consuls demandent qu'on impose tous les ans "136  ll pour la première année; 36 ll pour les droits de serment des gardes-terres; 58 ll à chaque garde-terre."

1753, 5 août - La communauté nomme Jean VIVIEN garde-terre.

1790 - Dans le budgetprévisionnel 100 livres pour le garde-messier.

1792 - Le garde-messier est Antoine COUDIÉ; on nomme un garde-messire supplémentaire (120 livres pour chacun).

An III - Le garde-messier est Alexis ROQUEFORT 

1809 - Rétablissement d'un garde-champêtre. Le sieur  Antoine COMBES père offre de reprendre le service qu'il avait interrompu, faute de salaire, pour 104 F.

          - Le nouveau garde-champêtre est Raymond CAMURAC, ancien militaire (150 f).

1814 - Salaire du garde-champêtre (Etienne BÈS  neveu) = 400 F.

1818, octobre - Le nouveau garde-champêtre est LAFFORGUE, ex-militaire.

1829, 14 mai - Le conseil municipal engage un crieur public.

1836 - Nomination d'un second garde champêtre (150 F pour chacun): François LAFITTE, ancien militaire.

1845 - MÉROU Pierre, gendarme en retraite et agent de police, est nommé garde-champêtre en remplacement de Jacques LAFFORGUE,démissionnaire aux appointements de 300 F.

1849, 11 février - Demande d'autorisation de créer un crieur; le crieur percevra 15c par publication.

1851 - Salaire du garde-champêtre  = 256,89 F.

1855 - Salaire 300 F.

1857 - Nominationd'un deuxième garde-champêtre.

1877 - Salaire du garde-champêtre 600 F.

         - Pour assister le garde-champêtre pendant le mois d'octobre, Joseph FLAMAND touchera 30 F.

1883 - Salaire du garde champêtre = 600 F.

         - 100 F. pour le garde-champêtre auxiliaire, Léon BIENVENU.

 

Sur le site geneanet.org sont trouvés en plus les garde-champêtres suivants:

- Audouy Pierre(1818-1880)

- Pla Pierre né en 1836, noté comme garde-champêtreben 1878

- Carrère Joseph Jean Auguste né en 1900 (de Jacques Carrère et Augustine Brunet) noté comme garde-champêtre sur sa fiche de matricule.

 

Dans les délibérations du Conseil général des Pyrénées-Orientales, est mentionné son salaire en 1877, à Caudiès.

gallica.bnf.fr
gallica.bnf.fr

Il y avait jusque dans les années 1950, un garde-champêtre qui faisait le tour du village avec son tambour avec différentes stations pour crier les annonces à la population, toujours précédées de " AVIS, AVIS "  prononcé  "avisse".

Benoît Ramio a transmis la photo de l'insigne de garde-champêtre porté par son arrière-grand-père Albert Golay, père de Simone et beau-père de Bonaventure Ramio.

Lors des J.E.P. 2017, certains ont cru reconnaître le dernier garde-champêtre sur la photo.

14 juillet 1948
14 juillet 1948

 La fonction  a été remplacée par un système de haut-parleur pour diffuser les annonces, précédées de musique. Jean-Paul Tricoire et Dominique Boyer se souviennent des diffusions répétées de " Marjolaine", quand ils étaient petits. C'est la maison Fabre qui avait fourni le matériel. Il reste au moins 1 haut-parleur d'origine, avenue de l'ermitage, en face de l'ex-fournisseur (renseignement donné par Maurice Fabre).

 

Dans le journal "Le Monde" en date du 31 juillet 2002, est raconté un voyage à pied des confins du Cantal et de l'Aveyron, au Pla Guillem intitulé "1300  kilomètres à pied, ça use les souliers":

" A Caudiès-de-Fenouillèdes, aux portes de la montagne, le tambour du garde champêtre est remplacé par une sardane diffusée par haut-parleur : nous sommes en pays catalan." 

Dans les Petites Histoires de Caudiès, notées par Georges Vayre (rapportées par Denis Vayre), figure

                                                                

                                                                   L’instituteur et le crieur public

 

    Caudiès, village moderne dispose d’une sonorisation, à partir de laquelle, la mairie diffuse toutes sortes d’informations (réunions, passage de commerçants itinérants, obsèques etc…)

A l’époque un crieur public, donnait les annonces à son de trompe. En son absence, je fus un jour appelé à le suppléer.

 Il faut publier me dit un jardinier de passage, que je vends des « ails » sur la place. Fort de ma jeune science, je crie à tous les coins de rue :

« Un commerçant informe la population qu’il vend des aulx sur la place ». Je n’ai jamais vendu d’os me rétorqua plus tard l’intéressé qui refusa d’honorer le paiement du service rendu.

En cours de route à hauteur des écoles j’ai crié l’information à tue-tête pour que Monsieur Barbié, mon instituteur, sache bien que j’avais bien appris ses leçons de français.

Il aurait fallu dire m’a dit cet excellent éducateur : « on vend de l’ail sur la place ».

Trop tard, j’avais perdu mon étrenne et bien amusé le village.