Les Heures

Des traces de l'existence de l'horloge de la mairie sont trouvées dès 1677, puisque est noté dans les extraits des délibérations consulaires: "pour faire sonner l'horloge, quinze livres."  En 1682 et 1695, les dépenses sont encore 15 l. pour l'horloge. En 1708, sont dépensées 30 livres pour réparer l'horloge. En 1730, le sieur ARAGOU réparera l'horloge (10 l.) et 15 l. seront dépensées pour son entretien. Même somme en 1747. L'an 1766, les gages de celui qui règle horloge sont de 15 l.

En 1776, le nouveau valet consulaire et carillonneur, Henri PUJOL  s'occupera de l'horloge. En 1790, sont dépensées 15 l. pour celui qui règle l'horloge.

L'an II, 60 livres sont dépensées pour l'horloge,  30 l.  L'an XI, 6 livres sont consacrées à l'entretien de l'horloge et 30 au salaire de celui qui s'en occupe.

En 1903, le 16 août, le conseil municipal décide de remplacer l'horloge (2400 F). L'ancienne horloge sera reprise (100 F)

par M. GARY, de Perpignan.

(In Bayrou, Albert - Caudiès-de-Fenouillèdes, à la recherche du passé).

gallica.bnf.fr
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Marie-Thérèse et Dominique Boyer d'une part, et Dany Jorda Bouvier d'autre part, évoquent un souvenir de vacances d'été:

"Dans les années 1960, il y avait deux heures en vigueur à Caudiès, l’heure du curé  et  l’heure du maire, l’heure officielle française. Quand l’église sonnait les 12 coups de midi, en fait l’heure légale était 13h

Un jour un voyageur qui n’était pas de Caudiès, manqua son train car il s’était fié à l’heure de église , et le train parti depuis 1 heure.Il y eut un procès ."

Depuis l’heure de l’église est calquée sur l’heure officielle ( l’Eglise sonne juste avant la Mairie).

 

Un peu d'histoire...

 

La loi du 10 mars 1891, instaure en France et en Algérie, une heure légale  commune sur tout le territoire, réglée sur le temps moyen de Paris, mettant fin aux heures régionales. Du fait, toutes les horloges publiques de France affichent la même heure, rendant inutiles les horloges communales à doubles aiguilles donnant à la fois l’heure locale et l’heure de Paris adoptée par les chemins de fer (mais aussi télégraphe et téléphone).

La loi du 9 mars 1911 met en concordance  l’heure légale française avec les fuseaux horaires.

La loi du 19 mars 1917, autorise le gouvernement à avancer d’une heure pendant la durée de la guerre.

La loi du 24 mai 1923, autorise tous les ans, à avancer de 60 minutes, d’avril à septembre, l’heure légale fixée en 1911.

Ces changements d’heure ont fait l’objet du point de vue canonique de discussions et de différentes publications, laissant une certaine latitude dans l’interprétation de l’application et de l’heure légale de l’heure d’été…expliquant à Caudiès, le retard du clocher de l’église par rapport au beffroi de la mairie.